Compte-rendu de la rencontre sur le web et les institutions

Bonjour à tous,

Le 26 mars 2014 a eu lieu le premier atelier organisé par le réseau Doc@Rennes. Animé par Samuel Bausson, il s’intitulait Comment gérer les réticences institutionnelles dans une démarche d’ouverture aux réseaux ?

En voici ci-dessous un bref compte-rendu. Si vous avez des questions, ajouts ou suggestions, n’hésitez pas à le faire dans les commentaires.

15 personnes étaient donc présentes durant cette rencontre qui a duré 1h45. Des profils assez variés : bibliothécaires, documentalistes, une étudiante en communication ainsi que des personnes évoluant dans le monde de la culture et du web.

Le format se voulait très participatif, aussi chacun a pu donner son avis, raconter des expériences vécues ou poser des questions.

Les freins à l’adoption des nouveaux outils

Nous avons commencé par parler des causes du rejet des outils numériques (notamment les réseaux sociaux) par nos collègues. Nous avons listé de nombreux arguments : j’ai peur, je n’ai pas le temps de m’y mettre, ce n’est pas mon métier, c’est fait pour les geeks, je passe déjà trop de temps sur un ordinateur… mais aussi le fait que ces personnes ne savent pas ce qu’elles peuvent trouver sur les réseaux, et donc ne se sentent pas concernées, ou encore font partie d’une génération ou d’un groupe social qui n’a pas l’habitude d’être connecté.

Les déclencheurs de curiosité

Nous avons ensuite partagé plusieurs expériences de déclencheurs, de « tilt » qui peuvent permettre aux personnes de commencer à s’intéresser au numérique, à Internet ou aux réseaux sociaux. Cela peut passer par une formation, ou une intervention (citons Pascal Desfarges et son excellente conférence cultures numériques et nouveaux enjeux en biblothèque). Samuel rappelle également que pour initier un collègue à un nouvel outil, il faut rester proche de son métier, de ce qu’il fait au quotidien : exemple d’une personne qui faisait de la veille dans un document Excel, il lui a fait découvrir Delicious. Quelqu’un qui aime beaucoup faire de la photo ? On lui montre Flickr et les licences libres.

Les déclencheurs de projets

Quand il s’agit de mettre en place un projet autour du web dans une structure, plusieurs récits ont montré que la prise d’initiative était un élément incontournable, et que prendre des risques aboutissait souvent. C’est l’histoire d’une stagiaire qui a créé un blog pour une galerie d’art, d’une documentaliste qui a créé la page facebook de sa bibliothèque… ces initiatives ont d’abord fait face aux craintes et aux refus de l’institution, mais leurs créateurs ont persévéré et ces projets font à présent partie du paysage et des projets réussis.

Mais pas évident de se lancer dans un projet lorsque l’environnement est peu réceptif… Il ne faut pas hésiter à montrer des exemples de ce qui se fait ailleurs. De plus, lorsque le projet est lancé et fonctionne, collecter tous les retours (commentaires, presse) montrant le succès.

L’institution sur les réseaux

La façon de dialoguer des institutions culturelles sur les réseaux a été le cœur du débat. Samuel rappelle qu’il est indispensable de réfléchir à la stratégie avant de se lancer : coller avec la stratégie de l’établissement, connaître ses publics, savoir ce qu’on veut leur dire, et ce, avant de choisir l’outil.

Nous discutons de la façon dont l’institution prend la parole sur les réseaux sociaux : c’est souvent une parole descendante, une et indivisible, à l’image de la vision traditionnelle d’un service public. La fonction prime et les individus qui la font vivre s’effacent.

Or, ce fonctionnement est bouleversé avec les réseaux sociaux : continuer une communication descendante est voué à l’échec, le web est le lieu de la conversation. De plus, les processus sont extrêmement lourds (plusieurs va-et-viens dans la hiérarchie avant d’avoir la réponse à la question d’un usager) . Sur les réseaux il faut rester agile et réactif. Samuel cite l’exemple du Museum de Toulouse ou il a incité ses collègues à se créer des comptes perso afin de démultiplier l’information, de toucher des publics spécifiques, et de mieux diffuser les messages, tout en gardant une touche personnelle. Chacun parle de ce qu’il connaît le mieux, à un public que cela intéresse.

Nous parlons bien sûr des peurs liés à cette pratique : peur de perdre le contrôle, de donner des messages discordants, peur que les gens fassent n’importe quoi avec leur compte. Peut-on concilier devoir de réserve et réseaux sociaux ? Réponse : former, sensibiliser, et surtout faire confiance aux agents. Valider de ne pas tout valider.

Bonnes pratiques sur Facebook

De nombreuses questions ont été posées par les personnes qui gèrent des pages Facebook : comment intéresser nos lecteurs ? Quelle fréquence de posts ? Plutôt sérieux ou trucs rigolos ?

Les community managers partagent énormément d’informations et de conseils en ligne sur leur métier, ne pas hésiter à faire de la veille sur ce sujet !

Idées de choses à faire pour le réseau Doc@Rennes

Compiler une liste de projets réussis ? Exemple : les squelettes qui parlent au Museum de Toulouse, le blog de la BU de Rennes 2

Des liens pour aller plus loin

Si vous avez d’autres suggestions de liens, n’hésitez pas à les poster en commentaire ou sur la mailing-list !

A bientôt, Léa

 

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Une réflexion au sujet de « Compte-rendu de la rencontre sur le web et les institutions »

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