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Compte rendu de l’atelier : Les bibliothécaires et la guerre du Faux (17 mai 2017)

11 personnes étaient présentes ce soir-là dans la salle de formation de la BU Droit Eco Gestion, des étudiants, une professionnelle de la communication, des bibliothécaires – dont les organisateurs de l’atelier Fanny Ozeray et moi-même – et un journaliste, Julien Joly, chroniqueur au Mensuel de Rennes.
Le sketchnote de Fanny donne déjà une image très complète et en même temps très synthétique de ce qu’on a vu au cours de cette soirée. J’y ajoute mon propre compte rendu, forcément beaucoup plus linéaire (je ne sais pas sketchnoter) et les les liens utiles partagés à cette occasion.

Chaque participant a été invité à expliquer ce qui l’avait fait venir, à quel titre il s’intéresse à la désinformation (sur le plan personnel ou professionnel) et à présenter s’il le souhaitait un outil ou une méthode qui lui sert à valider l’information, notamment celle qu’il consulte en ligne ou reçoit via les réseaux sociaux.
Les situations sont diverses mais nous sommes tous, au moins en tant que citoyens, confrontés quotidiennement à l’avalanche d’informations fausses ou controuvées, particulièrement dans les périodes électorales comme celles qui vient de s’achever. On a évoqué aussi certains cas particuliers, comme le cas d’ados qui s’entraînent au basket en regardant des tutos mensongers au risque de se blesser à force de répéter des gestes déconseillés par leur coach. L’empire du faux est vaste, et il est d’ailleurs toujours difficile de donner un nom à ces intox, le mot « fake news » étant réducteur ou imprécis (cela évoque tout un spectre de manipulations depuis l’image qu’on sort de son contexte à l’invention pure et simple d’un document).

Fanny a présenté Hoaxbuster, un site qui depuis longtemps déjà débusque les arnaques et les canulars en tout genre qui circulent sur la Toile (son activité dépasse le champ des fausses nouvelles colportées par les webzines et relayées par les réseaux sociaux). Julien Joly a présenté un outil proche, paru également au début des années 2000 et lancé par des universitaires, l’Observatoire Zététique dont le but initial était de dégonfler les rumeurs sur les événements paranormaux et autres visiteurs extra-terrestres.

Comment repérer et combattre les sites qui diffusent de fausse informations

J’ai présenté le Decodex que plusieurs personnes utilisaient ou du moins connaissaient dans la salle. Le Decodex, lancé en 2014, c’est aujourd’hui un organe du Monde incluant douze journalistes dont un certain nombre font du fact-checking depuis 2009. Les « Décodeurs » maintiennent une base de connaissance des sites qui diffusent de l’information douteuse et sont très présents sur twitter. Le Decodex existe sous la forme d’une extension pour Chrome et Firefox (version > 58) qui permet chaque fois qu’on visite un site de recevoir sous la forme d’un pop-up un avis quand le site présente les caractéristiques d’un site qui prend des libertés avec les faits… (essayer l’extension avec des sites parodiques comme le Gorafi, des sites d’extrême droite ou ultra-catholiques comme Fdesouche, BreizhInfo, ivg.net Nord Presse ou encore certains organes de presse financés par des puissances étrangères : Spoutnik ou Russia Today.) Les Decodeurs travaillent en partenariat avec Facebook (en même temps que d’autres agences de presse qui œuvrent sur ce terrain)  pour aider la firme californienne à déréférencer les news toxiques qui passent sur son réseau social.

Une difficulté conceptuelle du fact-checking a été soulevée : un fait lui-même ne dit rien et n’est rien sans l’interprétation qu’on en fait. L’ampleur du fact-checking réalisé par  certains organes de presse (comme Le Monde) peut donner l’impression dans ces mêmes journaux d’un discours dés-idéologisé (si on part du principe que l’objectivité n’est pas de ce monde) or il n’en est rien et l’idéologie peut se retrouver dans le non-dit, dans ce qu’un journal décide de traiter ou pas. A ce sujet, la polémique lancée par Frédéric Lordon dans le Monde Diplomatique et les réactions qu’elle suscite est intéressante à suivre. On peut aussi considérer, comme le fait Julien Joly, que le fact-checking est une réaction des canaux traditionnels d’information dont le crédit est entamé auprès des citoyens, une réaction qui vise à lutter contre la multitude des sites qui s’ouvrent pour servir à chacun l’information qui convient à ses vues.

Une manière de s’attaquer aux médias en ligne qui diffusent de fausses informations est de les priver de leurs annonceurs en faisant comprendre à ces derniers que le fait d’associer leur marque à des sites notoirement colporteurs de mensonges et autres faits alternatifs peut nuire à leur image. C’est ce à quoi s’attachent les Sleeping Giants. Des campagnes régulières conduites par des citoyens visent ainsi à utiliser Twitter pour convaincre les annonceurs de déserter ces sites. Ces campagnes remportent un succès et une notoriété grandissantes. Tout le monde peut s’y associer (voir notamment ce qui se passe sur le compte twitter des « Géants endormis » français.

Comment évaluer la fiabilité des images

Julien Joly a ensuite présenté la manière dont on pouvait évaluer la fiabilité des images. Parfois il suffit simplement de retarder le réflexe du partage de la photo choquante de quelques secondes et de concentrer son attention sur la photo pour s’apercevoir que celle-ci est sortie de son contexte : un panneau en langue cyrillique au fond, ou bien un képi inconnu sur la tête d’un policier nous indiquent par exemple que la photo n’a certainement pas été prise en France comme on veut nous le faire croire (cf. ce cas récent). Il faut aussi prendre conscience des scénarios très hasardeux que notre cerveau peut engendrer à la vue d’une légende ou un commentaire plaqué sur une image ou bien d’une succession d’images sans réel lien entre elles (effet Koulechov). Voir à ce sujet l’exemple de l’accident prétendument provoqué par les forces de police à Rennes dernièrement lors des manifestations.

Le contexte de la photo (commentaires, filigrane de l’agence de presse qui est à l’origine de la photo, qualité du texte et de son orthographe, en disent aussi long sur le crédit à accorder au document, un peu comme la page discussion d’un article de Wikipédia). On peut aussi tenter d’évaluer l’authenticité des photos en provenance de l’étranger en capturant des textes visibles sur la photo, en les océrisant et en les faisant traduire par Google Translate.

La recherche d’image proches de notre photo avec Google Images nous permet aussi de connaître les sites qui mentionnent cette photo et parmi eux, s’il y en a, de repérer les articles qui mettent en doute l’authenticité de la photo. C’est une manipulation très simple à faire, à la portée de tous. On peut aussi citer le moteur de recherche inversée d’images d’Amnesty International (Youtube Data Viewer) qui lui est complémentaire (mais ne gère que les vidéos parues sur Youtube) ou  le moteur de recherche Tineye qui permet également de retrouver les occurrences d’une image (URL ou fichier) sur la Toile et d’en identifier le contexte (tutoriel). Des produits plus complexes sont sur le marché pour aider l’internaute à visualiser les retouches d’image, comme Tungstène mais ils sont payants et coûteux. Les algorithmes de Tungstène permettent de visualiser les retouches qui ont été ajoutées à une image comme dans le cas de cette photo célèbre.

Beaucoup de falsificateurs omettent de modifier les métadonnées attachées à la photo. Ces métadonnées sont très riches à la base et comportent notamment le type d’appareil avec lequel la photo a été prise, la date et des éléments de géolocalisation, toutes indications qui permettent d’authentifier une photo (ou parfois de confirmer qu’il s’agit d’un faux) mais qui peuvent aussi dans certains contextes mettre en danger le photographe.

Des outils existent qui permettent d’afficher les métadonnées de ces photos (exifs), par exemple exif.regex.info, d’autres qui permettent de les supprimer avant de les envoyer sur le net comme MAT, un logiciel de la distribution Linux Tails qui est présenté régulièrement lors des cryptoparties rennaises.

Que peut-on faire en tant que bibliothécaire ?

Nous avons tous convenu que fournir de la presse légitime dans nos bibliothèques (Europresse sur les PC ou Kiosque sur les tablettes par exemple), ou dans nos salles de classe n’était pas suffisant. Encore faut-il faire apprendre aux jeunes l’usage critique de cette presse et le goût de la lire. Les compétences informationnelles ne sont pas encore présentes dans les cursus à la mesure de ce que nécessiterait aujourd’hui l’expansion de la manipulation de l’information. On ne peut pas dire pour autant que la problématique soit tout à fait nouvelle. Les enseignants d’Histoire par exemple montrent depuis longtemps à leurs élèves comment la propagande a toujours su manipuler les images pour arriver à ses fins. A l’Université des pistes se dégagent : convaincre un enseignant par exemple de nous laisser prendre un peu de temps pour parler à ses étudiants de l’évaluation des informations sur les réseaux sociaux dans le cours dévolu à la recherche d’information (habituellement on se limite à Wikipédia). On peut aussi organiser des ateliers sur ce thème à la bibliothèque. L’évaluation de l’information véhiculée sur les réseaux sociaux, peu à peu, trouve sa place parmi les « soft skills »(*) que sont ces savoirs-faire qu’on ne prend souvent pas le temps d’enseigner parce qu’on estime à tort qu’ils s’acquièrent « sur le tas », dans les cours disciplinaires.

D.B

*(comme d’habitude, il faut donner un nom anglais à un vieux thème pour l’acclimater à une vieille institution)

 

 

 

 

 

 

Rencontre dans un atelier de restauration à Rennes

Le 22 mars 2017, Doc@Rennes avait rendez-vous chez Marie.

L’atelier de Marie, en rez-de-chaussée, est un ancien commerce avec une grande vitrine. Dans la pièce principale, on trouve une grande cisaille, des tables hautes, un meuble à plan…

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Sur une des tables de travail, Marie a disposé des matériaux pour chaque étape d’une intervention sur un document.

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Colles, spatule chauffante, pinceaux et outils de précision.

Le dépoussiérage tout d’abord, une opération moins anodine qu’il n’y paraît : la poussière est source de développement de moisissures et le papier est un matériau poreux. On la retire selon la cas, avec pinceaux, par aspiration, gommage… Mais attention, pas de gomme contenant des résidus soufrés qui resteraient entre les fibres !

Hé oui, en restauration, on coupe souvent les cheveux en quatre (plutôt les fibres), voire en dix, -tendance maniaque– et on se projette dans la matière. Le papier, c’est de l’organique ! Et donc de la physique et de la chimie !

Ensuite on parle d’eau : savez-vous que pour être nettoyé, un papier peut être humidifié, un peu, beaucoup, jusqu’à prendre un véritable bain ?! Cela se passe plutôt côté cour : une seconde pièce est réservée aux traitements dits « humides » et au séchage des documents.

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Puis nous évoquons les réparations, que faire quand un papier est déchiré, troué, scotché… ? Papiers de divers grammages, occidentaux, orientaux, teintés ou non… De fines bandelettes pour les déchirures, au renforcement complet d’un document si besoin, le papier peut être si fin qu’il devient transparent comme un voile (magique!).

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En restauration, chaque bout de papier compte !

Voilà que nous parlons à nouveau chimie avec des matériaux synthétiques cette fois, issus de la bonne vielle pétrochimie. Ils sont employés pour leur stabilité (hé oui, ça ne se dégrade pas :-/ ) polyesters, polyéthylènes, etc. Pochettes de conservation, matériau de contact laissant passer l’air, ne collant pas, etc.

Les colles doivent être, elles aussi, de grande qualité. Naturelles (colle d’amidon), de synthèse (ether cellulosique), mélangées à de l’eau ou de l’alcool, leurs propriétés sont infinies…Mais attention, les matériaux de conservation sont très coûteux et distribués par de rares enseignes spécialisées (et concentrées).

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Un document renforcé, du papier japonais, du Tyvec, un plioir en téflon, un scalpel…

Sachez également que le métier de restaurateur/trice n’est pas créatif pour un sou ! (au sens artistique) Comme le traducteur, qui doit respecter le texte original, le restaurateur est au service de l’œuvre d’un autre. Par contre, il peut l’être au sens ingénieux : créer des dispositifs, fabriquer ses outils, rompre avec la tradition en hybridant papier et matériau synthétique pour imiter le parchemin, le cuir… Le restaurateur maîtrise raisonnablement le DIY et la bidouille, mais pour ses clients [ses parents aussi] il doit toujours avoir l’air propre sur lui , et sûr de lui aussi ;).

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Montage d’un parchemin en tension grâce à des ficelles torsadées qui réagiront à l’humidité ambiante.

Par exemple, la reliure dite « de conservation », est une reliure en parchemin, inspirée d’une technique du 16e siècle. Elle a été adaptée pour n’utiliser aucune colle et permettre une ouvrabilité maximale sans contrainte pour le corps d’ouvrage.

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Reliure de conservation.

Au long de la soirée, nous avons parlé de bien d’autres choses, de nos formations universitaires (nous ne sommes pas issues des métiers d’art), de déontologie, d’authenticité mais aussi de la [dure] réalité d’un métier majoritairement free lance : ses charges financières, ses contraintes, sa clientèle privée, publique, ses passations de marché, ses revenus

La conservation-restauration : un métier d’art et de science ! Un métier de passion et de conviction que je vous encourage à découvrir à une autre occasion : journées du patrimoine, visites d’atelier, etc.

Encore merci à Marie de nous avoir reçu-e-s et aux curieux-ses de doc@rennes.

Marianne

« J’ai trouvé cette rencontre très animée, où chacun apportait son expérience et sa curiosité, pour certaines dans des pratiques graphiques bien particulières, moi-même pratiquant toute sorte de supports et pigments. » (…) « J’ai énuméré la belle suite de vocabulaire que j’ai entendu lors de cette soirée sur un diaporama » Saturnino

En pièce-jointe, les notes de Saturnino à lire, à compléter… à votre guise ! 20170322_restauration_docarennes

Je relie, tu relies, nous relions. Deuxième atelier Livre DIY/DIT

C'est au tour de Sophie de l'espace lecture Carrefour 18, pourvoyeuse de matériel et bonnes idées en  tout genre et de Mijo, relieuse experte de nous guider pour relier   ensemble des livres et carnets.

Le second rdv « Relier un livre » nous a permis de réaliser plusieurs types de reliures : japonaise, piano, cousue, élastique, collée…

Photos : Hélène Le Goff

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Le matériel nécessaire pour cet atelier :

  • Papiers de différents formats (A3, A4, atypiques), de différentes couleurs et motifs, de différentes épaisseurs (couvertures, intérieures, gardes)
  • Feutrine, textiles pour livres tissus
  • Cuters et ciseaux voire scie à grecquer
  • Plioirs
  • Des réglettes à motifs pour la reliure cousue à la japonaise
  • Colle reliure extra forte
  • Fil coton
  • Aiguilles ou demander au père noël le mini-outil Dremel pour faire des trous réguliers dans du carton épais ou tout un tas d’autres choses.
  • Perforatrices à motif pour trouer ou embosser
  • Pinces à linge, pinces à dessin, serre-joint

Mais d’abord un petit tour des trésors de l’espace lecture faits en ateliers sur place ou glanés au salon Multiples de Morlaix et des réalisations personnelles de Mijo où la reliure est toujours en accord avec le contenu du livre. Impressionnant tour d’horizon !

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Reliure en coquilles d’oeuf et piano faites par Mijo.

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Les trésors de l’espace lecture.

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Papier marbré pour gardes, livre / carte pliage accordéon, reliures japonaises.

Bidouille et créativité, à nous de jouer. Comme à la première session, chacun est reparti avec son bouquin. Dans l’ordre : livre pliage infini, reliures japonaises et pliage cadeau, demi-gardes collées à la couverture et au début du livre, reliure tout en élastiques.

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« Plier » et « Faire sa pâte à papier » à suivre  et toujours à la bibliothèque de l’école des beaux arts de Rennes et à l’espace lecture du centre social Carrefour 18 !

Les dates à venir en mai et juin via la liste de diffusion, ateliers sans inscription préalable.

Je ne sais pas dessiner mais avec la gravure j’assure !

2 rendez-vous gravure très créatifs à la cafétéria  de l’école des Beaux Arts

Cécile et Emilie, bibliothécaires à l'école des Beaux Arts nous ont ouvert les portes de la cafet pour ces 2 ateliers

Le premier rendez vous a permis d’expérimenter 4 techniques : la gravure sur styrodur , la gravure sur plaque de plexiglas, la gravure sur pochettes plastique et la gravure sur gomme

Le matériel nécessaire pour cet atelier
-Le styrodur, matériau d’isolation de mur vendu en plaque  au rayon dans les supermarchés de bricolage . Très bon marché, environ 5 euros la plaque de 1,5m X 1m
-Des plaques de plexiglass ou verre synthétique : on trouve facilement des chutes  au rayon vitres des supermarchés de bricolage
-Des gommes plastique
-Des pochettes à document transparentes
-Des gouges
-de l’encre à linogravure noire
-des rouleaux à encrer
-des feutres Posca
-Des papiers épais , krafts…
-Des crayons papier bien taillés
-Des modèles à décalquer pour ceux qui ne savent pas dessiner !!

La gravure sur styrodur :
on dessine ou on décalque son dessin en gravant avec un crayon à papier bien taillé dans le support qui est assez souple. On encre et on presse…
le trait de gravure reste blanc et le papier noircit autour.
On peut aussi enlever de la matière avec une gouge et encrer, le dessin en relief ressort en noir.


La gravure sur verre synthétique : on encre la plaque de plexi, on pose sur cette plaque encrée une feuille de papier sur laquelle on veut graver le dessin, on pose un modèle ou une feuille vierge dessus, on suit le modèle ou on dessine au crayon. Le trait de crayon va s’imprimer en noir , c’est le procédé du carbone !


La gravure sur pochette plastique, porte document :
on glisse son modèle dans la pochette et on le décalque au feutre posca, assez rapidement avant que le feutre ne sèche on presse la pochette sur une feuille papier

La gravure sur gomme : on creuse la gomme et on imprime le relief

Le deuxième rendez-vous a permis d’expérimenter la gravure sur Rhénalon (plaque de rhodoïd transparent ) et la gravure sur Tétra-pak (brique de lait et de jus de fruit)

Matériel nécessaire :
-Plaques de Rhénalon : se trouve en magasin de matériel beaux- arts : 5 euros les 10 plaques A6
-Emballages Tétra Pak
-Pointes sèches pour graver
-Encre à lino ou à taille douce
-papier épais, journal, kraft…pour imprimer
-papier de soie pour essuyer
-chiffons
-éponges pour mouiller le papier
-Cuiller en bois, rouleau à pâtisserie, machine à pâtes pour presser.

La gravure sur Rhénalon : permet de graver en transparence un modèle ou en direct sur la plaque avec une pointe sèche.
Une fois le dessin réalisé, on encre la plaque, et immédiatement, avant que l’encre ne sèche,  on l’essuie (avec chiffon et pour finir avec papier de soie).
On humidifie le papier (2 façons soit avec une éponge humide, soit en le trempant dans l’eau quelques minutes et en l’essuyant), on applique le papier sur la plaque et on presse.
L’encre va rester dans les traits de gravure et en pressant avec cuiller en bois, rouleau à pâtisserie ou machine à pâte, le trait va s’imprimer.
Toute la subtilité de cette technique est dans la gravure des traits pour faire apparaitre des zones plus denses et dans l’essuyage pour jouer sur les ombres.

 


La gravure sur Tetra-pak :
On reprend exactement le même déroulé que la gravure sur  Rhénalon, à ceci près que l’on ne peut pas décalquer et qu’il faut avoir un petit coup de crayon !
Son  avantage c’est  d’être un matériau du récupération que l’on a facilement sous la main

 

 

Je ne sais pas dessiner mais avec la gravure j’assure !

Parce que lors d’un stage de bib avec les établissements Bollec on a bien aimé se retrouver les doigts plein d’encre, on s’est dit qu’on allait partager cette première expérience toute simple de gravure dans un atelier doc@rennes.
Encre et roulette à lino, plexi, papier…avec cette technique on illustre sans complexe tous nos documents de com en panne de visuels !
( si vous avez sous le coude un numéro du journal « L’hypocrite » édité par les Etablissements Bollec vous y verrez le résultat)

Atelier limité  à 15 personnes
Pour s’inscrire c’est ici

Le 8 décembre de 19h à 21h30 à la bibliothèque de l’école des Beaux Arts, rue Hoche

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