Archives pour la catégorie compte-rendu

Atelier « valorisation des collections »

Le 6 novembre, Emilie et Chloé ont accueilli Doc@Rennes à la bibliothèque de l’INSA pour un premier atelier autour de la valorisation des collections, en ligne ou IRL (in real life).

En voici le compte-rendu : merci aux participants !

Pour la plupart des bibliothécaires présents, l’objectif de la valorisation des collections est d’augmenter le taux de rotation de certains ouvrages et de réaliser un travail de  médiation entre les documents et les usagers.

Sur place ?

Pour toutes les bibliothèques représentées, la mise en scène des collections passe par le facing et les tables thématiques.

Amal souligne qu’en librairie le facing et les piles de livres sont un bon outil marketing. En outre, pour créer des tables thématiques, il ne faut pas hésiter à profiter de la nouveauté pour élargir la sélection (ex des prix Goncourt ).

Concernant la valorisation physique des collections numériques, l’idée d’un trompe l’oeil représentant une étagère de livres avec des QR-code a été évoquée (ex. de l’expérience Lis tes classiques :  http://www.paralleles-editions.com/lis.html).

A la bibliothèque des Champs Libres, une fois par an, les usagers sont invités à déposer les documents qui leur ont plu sur la table des coups de coeur.

Dans le même ordre d’idée, les collections peuvent être valorisées par les usagers eux-mêmes au travers de conseils écrits sur des post-it collés sur un tableau.

Un ouvrage peut également s’enrichir des commentaires des lecteurs sur une page volante (ou un marque page) glissée à l’intérieur.

Plusieurs personnes ont souligné l’importance de faire participer les usagers à la valorisation des collections.

Le bibliothécaire peut également conseiller les usagers et ainsi mettre en avant certains documents en y apposant un pictogramme ou un bandeau. Cela peut prendre la forme d’un simple “smiley” et/ou d’une phrase, voire même d’un commentaire, pour signaler en quoi l’ouvrage est intéressant.

Par ailleurs, la valorisation passe inévitablement par un désherbage régulier des collections : less is more.

Quid de la valorisation des périodiques ?

En ligne ? Outils ?

Une majorité des bibliothécaires présents valorisent leurs collections par le biais des réseaux sociaux, notamment Facebook et surtout Pinterest, qui a été évoqué plusieurs fois.

Par exemple, la bibliothèque de l’EESAB possède un compte Pinterest sur lequel elle met en avant ses nouvelles acquisitions.

La question de la valorisation du Pinterest auprès des publics est posée : comment faire pour que cet outil soit connu, consulté, utile aux publics ?

Plusieurs solutions sont évoquées :

Le problème est que Pinterest ne correspond pas à tous les publics. Comment à la fois abandonner les bibliographies papier (que l’on ne peut pas facilement mettre à jour) et passer à des sélections en ligne, certes facilement actualisables, mais qui seront inaccessibles pour certains (exemple d’une personne âgée qui n’a ni le matériel informatique, ni les compétences numériques pour surfer et se créer un compte sur Pinterest ou autre).

La clé serait d’accompagner l’usager en difficulté face aux outils numériques et de mettre, pourquoi pas, une tablette à disposition du public avec la ou les bibliographies en accès libre.

Plusieurs autres solutions sont évoquées pour valoriser les collections de sa bibliothèque en ligne :

  • L’EESAB envoie une newsletter deux fois par mois sur l’actualité de la bibliothèque ainsi qu’une sélection d’articles
  • Faire un blog est une solution qui a été évoquée à plusieurs reprises, pour des établissements territoriaux ou universitaires (voir par exemple le blog de la BU de Rennes 2)
  • Le réseau des médiathèques Syrenor, auquel fait partie la médiathèque de la Chapelle-des-Fougeretz, met en avant ses coups de coeur sur son site Internet.

Enfin, des outils en ligne peuvent nous aider à créer de belles bibliographies, utiles pour le travail en interne ou la médiation de collection par le biais de listes :

  • DoMyBiblio : pour générer une bibliographie à partir des ISBN (document du Sudoc)
  • Zotero : outil de gestion de références bibliographiques utilisé pour collecter et organiser des références et ensuite générer une bibliographie (voir le tutoriel de Julien Sicot sur Forma@doct : http://guides-formadoct.ueb.eu/zotero)

Quelle médiation ?

La question du public est bien entendu primordiale quand on parle de valorisation des collections : S’appuyer sur l’expertise des étudiants et des enseignants, échanger, impliquer les usagers via la mise en place d’un club de lecteurs, (prescripteurs et médiateurs des collections par leurs sélections) sont autant de solutions qui ont été évoquées lors de cette rencontre.

Delphine souhaiterait faire du centre de documention du CFCB un laboratoire innovant et ainsi montrer ce qu’il est possible de réaliser en matière de valorisation en bibliothèque.

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Bonne rentrée avec Doc@Rennes

Bonjour à tous,

J’espère que vous avez passé un bel été ! Sans plus attendre, quelques nouvelles de Doc@Rennes, le réseau informel de partage de savoirs entre les bibliothécaires, documentalistes, et bien plus encore.

En juin, nous avons organisé une rencontre autour du graphisme. Nous étions une petite quinzaine autour de questions telles que « Quelle typo adopter pour mon flyer ? » ou « Quel logiciel utiliser pour la mise en page ? ».

En cliquant ici vous trouverez le support de la présentation des bases du graphisme par Emmanuelle Painvin (Biblis de Rennes), Nicolas Vigneron (Les Champs Libres), Léa Lacroix (Biblis de Rennes) et Anne-Pauline Petitjean(Biblis de Rennes).

Cette session a été bien trop courte pour aborder tous les sujets autour du graphisme et de la communication, et n’a pas permis de mettre vraiment les mains dans le cambouis. Pas de problème, nous allons bientôt organiser une ou plusieurs rencontres thématiques pour aller plus loin. Plus d’infos bientôt sur le blog !

scratch_mit_labDès la rentrée, Doc@Rennes s’est remis en marche avec un atelier de découverte de Scratch, site web et logiciel pour apprendre la programmation aux enfants (et aux bibliothécaires). Les prochaines séances commencent à se construire, en voici le programme prévisionnel :

  • mardi 23 septembre,  à 19h à la Cantine : Découverte et échange autour de la Biblio Box, animé par Benoît
  • mercredi 15 octobre, à partir de 18h30 : apéro convivial Doc@Rennes + wikipédiens, au bar le Mille Potes
  • Jeudi 6 novembre, à 19h à la Bibliothèque de l’INSA de Rennes  (20 av. des Buttes de Coesmes + plan du campus) : Valorisation des collections : pourquoi, comment ? animé par Chloé et Emilie
  • mercredi 19 novembre, à 19h dans les locaux de la bibli de Rennes (23 rue de Lorient) : La pensée design, animé par Eric
  • mercredi 26 novembre à 19h à la Cantine : L’écosystème du livre numérique, animé par Damien et Chloé
Reste encore à caler : visite du SMAE, café tablettes, Twitter niveau 2…

Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à les partager !

Support de l’atelier web sémantique

Bonjour à tous,

La semaine dernière, Frédérique (conservatrice à la bibliothèque des Champs Libres) et Florian (développeur web rennais) nous ont présenté le web sémantique sous toutes ses coutures.

En prime, ils nous proposent leur support de présentation afin de pouvoir lire ou relire le contenu de cette passionnante session. Sans plus attendre, cliquez sur l’image ci-dessous pour consulter le document en ligne !

websemMerci encore à Frédérique et Florian !

Si vous avez des questions, ou envie d’organiser une session sur un sujet en particulier, n’hésitez pas à nous contacter.

A bientôt, Léa pour Doc@Rennes

Compte-rendu du premier café-tablettes

Bonjour !

Le premier café-tablettes s’est tenu mercredi 2 avril 2014. Pour rappel, l’idée de cet évènement est de rassembler des personnes qui ont ou non des tablettes, liseuses, ou smartphones, afin de poser des questions, s’échanger des astuces, des applis, et discuter de l’usage de ces objets dans votre métier et auprès des publics.

Cette première édition s’est donc tenu dans la petite salle « lounge » de l’Annexe de la Cantine Numérique. Nous étions quatre, et comme il était 19h, nous n’avons pas bu de café ^^ Juste du jus d’orange et grignoté des fraises tagada.

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Chacun avait apporté sa tablette, et le premier constat que nous avons fait était « bon, j’en ai une, OK, mais parfois je me demande à quoi ça sert vraiment ».

Nous avons beaucoup parlé de l’utilisation des tablettes dans le cadre d’animations en bibliothèque, notamment pour le public jeunesse. Nous avons consulté le très bon catalogue d’applis jeunesse Bibapps.com, et nous avons testé Pango, appli gratuite pour les tout-petits mêlant lecture et jeu.

Nous avons également parlé de réalité augmentée, ce dispositif qui permet d’afficher des contenus particuliers sur l’écran en fonction du lieu où on se trouve, ou de l’objet que l’on « regarde » avec la tablette. Pour faire vivre une expo et apporter des contenus enrichis, de nombreux musées ont déjà sauté le pas. Mais la question subsiste : ce n’est pas magique, il faut du matériel, une application, parfois une connexion Internet. Laisser les gens se débrouiller avec un QRcode ? Très en vogue mais pas forcément fonctionnel (il faut que la personne 1) aie une tablette ou un téléphone qui se connecte à Internet 2) télécharge l’appli 3) comprenne le fonctionnement du QRcode 4) télécharge les contenus… ça devient complexe). Prêter une tablette déjà toute prête avec les contenus dessus ? Plus simple pour l’usager.

Vous avez envie d’assister à un prochain café-tablettes ? N’hésitez pas à le faire savoir en laissant un petit message en commentaire ou sur notre liste de discussions ! Si plusieurs personnes sont intéressées, nous en organiserons un autre.

A bientôt, Léa

Compte-rendu de la rencontre sur le web et les institutions

Bonjour à tous,

Le 26 mars 2014 a eu lieu le premier atelier organisé par le réseau Doc@Rennes. Animé par Samuel Bausson, il s’intitulait Comment gérer les réticences institutionnelles dans une démarche d’ouverture aux réseaux ?

En voici ci-dessous un bref compte-rendu. Si vous avez des questions, ajouts ou suggestions, n’hésitez pas à le faire dans les commentaires.

15 personnes étaient donc présentes durant cette rencontre qui a duré 1h45. Des profils assez variés : bibliothécaires, documentalistes, une étudiante en communication ainsi que des personnes évoluant dans le monde de la culture et du web.

Le format se voulait très participatif, aussi chacun a pu donner son avis, raconter des expériences vécues ou poser des questions.

Les freins à l’adoption des nouveaux outils

Nous avons commencé par parler des causes du rejet des outils numériques (notamment les réseaux sociaux) par nos collègues. Nous avons listé de nombreux arguments : j’ai peur, je n’ai pas le temps de m’y mettre, ce n’est pas mon métier, c’est fait pour les geeks, je passe déjà trop de temps sur un ordinateur… mais aussi le fait que ces personnes ne savent pas ce qu’elles peuvent trouver sur les réseaux, et donc ne se sentent pas concernées, ou encore font partie d’une génération ou d’un groupe social qui n’a pas l’habitude d’être connecté.

Les déclencheurs de curiosité

Nous avons ensuite partagé plusieurs expériences de déclencheurs, de « tilt » qui peuvent permettre aux personnes de commencer à s’intéresser au numérique, à Internet ou aux réseaux sociaux. Cela peut passer par une formation, ou une intervention (citons Pascal Desfarges et son excellente conférence cultures numériques et nouveaux enjeux en biblothèque). Samuel rappelle également que pour initier un collègue à un nouvel outil, il faut rester proche de son métier, de ce qu’il fait au quotidien : exemple d’une personne qui faisait de la veille dans un document Excel, il lui a fait découvrir Delicious. Quelqu’un qui aime beaucoup faire de la photo ? On lui montre Flickr et les licences libres.

Les déclencheurs de projets

Quand il s’agit de mettre en place un projet autour du web dans une structure, plusieurs récits ont montré que la prise d’initiative était un élément incontournable, et que prendre des risques aboutissait souvent. C’est l’histoire d’une stagiaire qui a créé un blog pour une galerie d’art, d’une documentaliste qui a créé la page facebook de sa bibliothèque… ces initiatives ont d’abord fait face aux craintes et aux refus de l’institution, mais leurs créateurs ont persévéré et ces projets font à présent partie du paysage et des projets réussis.

Mais pas évident de se lancer dans un projet lorsque l’environnement est peu réceptif… Il ne faut pas hésiter à montrer des exemples de ce qui se fait ailleurs. De plus, lorsque le projet est lancé et fonctionne, collecter tous les retours (commentaires, presse) montrant le succès.

L’institution sur les réseaux

La façon de dialoguer des institutions culturelles sur les réseaux a été le cœur du débat. Samuel rappelle qu’il est indispensable de réfléchir à la stratégie avant de se lancer : coller avec la stratégie de l’établissement, connaître ses publics, savoir ce qu’on veut leur dire, et ce, avant de choisir l’outil.

Nous discutons de la façon dont l’institution prend la parole sur les réseaux sociaux : c’est souvent une parole descendante, une et indivisible, à l’image de la vision traditionnelle d’un service public. La fonction prime et les individus qui la font vivre s’effacent.

Or, ce fonctionnement est bouleversé avec les réseaux sociaux : continuer une communication descendante est voué à l’échec, le web est le lieu de la conversation. De plus, les processus sont extrêmement lourds (plusieurs va-et-viens dans la hiérarchie avant d’avoir la réponse à la question d’un usager) . Sur les réseaux il faut rester agile et réactif. Samuel cite l’exemple du Museum de Toulouse ou il a incité ses collègues à se créer des comptes perso afin de démultiplier l’information, de toucher des publics spécifiques, et de mieux diffuser les messages, tout en gardant une touche personnelle. Chacun parle de ce qu’il connaît le mieux, à un public que cela intéresse.

Nous parlons bien sûr des peurs liés à cette pratique : peur de perdre le contrôle, de donner des messages discordants, peur que les gens fassent n’importe quoi avec leur compte. Peut-on concilier devoir de réserve et réseaux sociaux ? Réponse : former, sensibiliser, et surtout faire confiance aux agents. Valider de ne pas tout valider.

Bonnes pratiques sur Facebook

De nombreuses questions ont été posées par les personnes qui gèrent des pages Facebook : comment intéresser nos lecteurs ? Quelle fréquence de posts ? Plutôt sérieux ou trucs rigolos ?

Les community managers partagent énormément d’informations et de conseils en ligne sur leur métier, ne pas hésiter à faire de la veille sur ce sujet !

Idées de choses à faire pour le réseau Doc@Rennes

Compiler une liste de projets réussis ? Exemple : les squelettes qui parlent au Museum de Toulouse, le blog de la BU de Rennes 2

Des liens pour aller plus loin

Si vous avez d’autres suggestions de liens, n’hésitez pas à les poster en commentaire ou sur la mailing-list !

A bientôt, Léa